samedi 7 février 2015

D

D, Ayroles & Maïorana, éditions Delcourt, version intégrale.


Alors... Ca ne va clairement pas être simple d'en parler. Je suis tellement partagée à propos de ce triptyque que j'ai eu du mal à m'endormir une fois la dernière page tournée : mes pensées se livraient une bataille acharnée pour savoir si elles avaient aimé ou pas !

Pour ce qui est du contexte, j'avais acheté le tome 1 - Lord Faureston un peu au pif, parce que j'adorais la couverture, que la vendeuse m'avait affirmé que c'était un très bel ouvrage du point de vue du message qu'il véhiculait et qu'il finissait au bout de 3 tomes, et qu'en prime, ça parlait de vampires. Et quand ça parle de vampire, ma curiosité est toujours titillée (du moins quand ça ne scintille pas ni ne tombe dans les clichés du bel androgyne torturé dont tombe amoureuse la jeune et belle humaine blablabla).
Et en le refermant, j'étais tellement dubitative que j'ai eu envie de connaitre la suite, pour savoir si j'allais arriver à me faire une idée précise de ce que j'en avais pensé, ou pas. Et comme le style m'avait lui aussi laissée circonspecte, j'ai décidé de me procurer la suite dans sa version brute, sans couleur, donc.

Par quoi commencer....
Le style peut-être. Je connaissais ce duo d'artistes par De Cape et de Crocs, et un vague souvenir de jeunesse de Garulfo. J'étais curieuse de voir ce qu'ils pouvaient faire dans un style plus "humanoïde". Mais si j'ai adoré le design des personnages et le trait de manière générale, j'ai eu beaucoup de mal avec l'homogénéité de celui-ci. C'est un style mais... Ca me gêne vraiment, ces plans où un personnages est de traviole comme s'il était mal maitrisé. Je pense d'ailleurs surtout aux personnages féminins - ou un minimum androgynes- qui ont une fâcheuse tendance à changer de tête d'une case à l'autre. Fatalement, avec mon domaine de compétence, je n'arrivais pas à passer outre et notait systématiquement ce genre de détail sans pouvoir m'en empêcher.

J'ai tout d'abord pensé que ça se sentirait moins sans la colo, d'où mon achat de la suite en version brute. Et c'est un peu le cas au final, même si ce n'était pas encore ça. Cela dit si quelqu'un est tenté de se plonger dans cet ouvrage, je lui recommande de rester sur la version en couleur du début à la fin : c'est tout de même beaucoup plus compréhensible, les ellipses étant la plupart du temps gérées par des changements d'atmosphère (jour, nuit, flasback etc, le tout signifié par des changements d'ambiances colorées).

En dehors de cela, les personnages ont malgré tout tous une touche vraiment plaisante. Il n'y a pas deux morphologies identiques (sauf en ce qui concerne les femmes... je sens que vous voyez poindre le gros point noir que j'ai trouvé à cette BD :D ), et même jusque dans le parler, chacun a sa personnalité très bien mise en valeur.
A ce propos, les dialogues sont une pure merveille !! Un langage très victorien, très soutenu, parfait, mais bourré de cet humour anglais décapant qui fait vraiment très plaisir à lire !

Drake, le personnage principal de l'histoire (le baraqué moustachu sur la vignette juste au dessus), est une sorte de gros bourrin, poète à ses heures, baraqué, et au langage souvent très fleurit quand il ne balance pas ses pics sarcastiques. Je l'ai beaucoup apprécié même si je l'ai trouvé parfois un peu caricatural. Le voir se mêler à des aristocrates guindés donne lieu a de mémorables joutes verbales. Sans parler de ses proches, tous très hauts en couleur au final (je pense notamment à Allistair Swindley, une sorte d'écrivain excentrique qui voue un amour inconditionnel à son canard de compagnie et à ses lectures amorales).

Le gros gros groooos problème de cette BD, c'est le rôle des femmes.
Là sincèrement, c'est ce qui m'a gâché le reste de l'histoire et qui fait que je suis vraiment... déçue, quelque part. Et qui m'a laissé complètement énervée à la fin - sentiment désagréable quand on a malgré tout adoré le scénario !

Tous les personnages de femmes d'un certain âge sont de vieilles biques aigries. Et tous les autres sont de jeunes et jolies femmes, soumises ou libertines. Pas de juste milieu... Et lorsque l'on nous fait croire qu'un personnage féminin a du caractère ou -je cite- une part de ténèbres, il s'avère que c’est parce qu'elle est soit jalouse, soit qu'elle a des fantasmes sexuels de femme qui dit non mais qui pense oui (mais qui est vierge, bien sûr sinon c'est pas drôle).
Et je ne parle pas de leur représentation dans l'ouvrage...
L'héroïne a beau être attachante par certains côtés, elle n'en est pas moins soumise, et sa sensualité se résume à des crises de fièvres en tenue de nuit transparente (ALERTE SPOILER : Sérieusement... on nous fait croire qu'elle est bien plus émancipée que d'autres femmes pour l'époque, fréquentant Drake malgré le fait que sa mère désapprouve... Mais pour ce faire, réclame d'être enlevée par son homme, l'aime parce qu'il lui fait -je cite- "peur d'une façon agréable" ; et attention, clou du spectacle : cette scène où elle est atteinte de fièvre, attachée en petite tenue sur un lit de façon très suggestive, et soumises au tripotage en règle d'une vampiresse au charme maléfique. Bonjour le fantasme masculin puissance dix mille, qui aurait pu être super intéressant si ça ne sentait pas le passage masturbatoire. Et que dire de cette scène finale où elle fait montre de son courage, tuant la vampiresse...? Certes, elle lui tire dessus de sang froid, mais c'est parce que c'est une potentielle rivale qui s'apprête à embrasser SON Drake. Et on nous fait croire ensuite que c'est en fait parce qu'elle a été traumatisée par la scène du lit >_>).

Quant au personnage féminin "méchant"... Là aussi, tout un poème. Si elle est sensée être très puissante et tenir les hommes sous sa coupe grâce à son charme (ce qui pour le coup est acceptable puisque c'est le propre des vampires), elle offre tout à coup une confiance aveugle à Drake, littéralement d'une case à l'autre, sans que sa justification ne soit très crédible à mes yeux. Du genre... "bon ben puisque vous êtes là, tant qu'à faire hein...". Non, désolée. Les hommes de la BD ont tous une motivation plus ou moins noble, mais affirmée. Là... c'est un peu trop léger pour moi.
De plus, autre fait franchement agaçant, lorsque l'on voit un homme vampire se nourir, il est... un monstre, littéralement. Il n'est sensuel et attractif que lorsqu'il chasse et manipule. Autrement, on insiste bien sur le fait que ça reste une sorte d'animal, un prédateur sans coeur (je meurs d'envie de vous montrer cette vignette hallucinante et magnifique où on découvre cela justement, mais ce serait encore un spoiler :D ).
Mais si c'est une femme vampire alors là non ! Faut pas déconner. Quand elle mange, elle reste incroyablement belle, et si possible toute nue. Non mais vraiment... On lui laisse un corset pour la forme, mais autrement... rien, pas la peine. (ALERTE SPOILER : On a même droit à un plan de face lorsque Drake interrompt son repas, totalement inutile, si ce n’est pour permettre au lecteur de compter le nombre de poils parfaitement taillés de l'intimité de la belle, qui ne manque pas de venir se coller contre le héros.......).

Bref. Je m'énerve de nouveau ! Passons !! Parce qu'en dehors de cela -qui est quand même un énoooooorme point noir hein- l'histoire en elle-même est absolument géniale !!
Revisiter la légende du compte Dracula de cette façon est vraiment bien trouvé ! On a droit à de nombreux rebondissements, et si certains sont un peu gros, d'autres en revanche sont franchement bluffants. Le bouquet final est tout simplement.... kiffant XD
Le rythme de l'histoire lui aussi est très bien mené, quoi que certains passages de dialogues peuvent paraitre un peu longuets pour quelqu'un qui n'est pas spécialement réactif à l'humour british.
Quant au message lui-même, il est réellement très intéressant, très intelligent, et surprenant à la fois. Ce n'est clairement pas en s'arrêtant au premier tome qu'on le saisit par contre. Il faut vraiment lire les trois pour savourer toute sa puissance.
C'est définitivement une très belle réflexion sur la société moderne, la Nature, et ce qu'elles exercent comme pouvoir sur l'Humain.

Pour résumer, vraiment, le scénario est à mon sens à couper le souffle, et rien que pour cela je recommanderais malgré tout cette lecture. Il faut simplement réussir à faire abstraction des personnages féminins, mais ce n'est pas la première fois au final....... malheureusement.
[D'ailleurs petite aparté, je ne saurais que vous conseiller de lire ce post à propos du sexisme et des scénario qu'on veut quand même trouvé cool : "Le sexisme et le cinéma, l'éternel combat"]




mercredi 4 février 2015

Cheesecake spéculos, EXKI

Hier, j'ai eu l'occasion d'élargir un peu mon expérience internationale (rien que ça) en tant que dégustatrice de cheesecake :D Bouger à Paris pour le boulot, ça a aussi du bon à ce niveau là...

J'ai donc été manger dans un self-service EXKI, cette fameuse chaine de restaurants bio qui revendique un manger sain et un faible impact sur la nature. Au passage, les recettes y sont plutôt originales et c'est très pratique que les étiquettes indiquent visuellement s'il s'agit d'un plat végétarien, végan, ou non !
Bref, ceci est pour le contexte...

J'ai tout naturellement testé une part de leur cheesecake "artisanal", sur fond de spéculos. Et à mes yeux, cette part de tarte n'avait de "cheesecake" que le nom.

Effectivement, même l'apparence laissait tout de suite comprendre que ça n'allait rien avoir à voir avec le cheesecake comme on l'entend, c'est à dire la recette américaine. Du coup il est facile de choisir de ne pas en prendre : si on connait la vraie recette, on se doute que l'on va forcément être déçu.
Maiiis... il fallait que j'en prenne malgré tout, évidemment, pour nourrir ce blog (et moi aussi par la même occasion :P ) !

En soit, la part n'était pas mauvaise du tout, soyons honnête. Le fromage avait bon goût, et le fond spéculos était croquant, et au bon goût de cannelle.
Mais il s'agissait en fait d'un gâteau au fromage blanc à la française, quasiment identique à ce que l'on trouve communément en Alsace d'ailleurs, sous le joli nom de Käsekuechen.
La garniture était fait de fromage blanc battu et sucré, légèrement citronné, à la consistance à mi chemin entre la mousse et le flanc. Et la pâte, et bien il s'agissait d'une espèce de pâte à base de biscuit spéculos au lieu d'une pâte nature.

Ce Käsekuechen aurait donc put être très bon au final ! Mais malheureusement la pâte était très dure, très compacte, et épaisse. Le choc des différences de textures étaient donc un peu trop violent à mon goût, entre cette pâte croquante et la garniture limite fondante. Il n'y avait pas de juste milieu, en plus de la déception de s'être gentiment fait avoir sur la terminologie. Car je suis navrée, mais s'il s'agit de la recette française... pourquoi lui donner le nom américain ?

Bref, grande déception donc, et je ne recommanderais certainement pas d'en prendre, même en sachant à quoi s'attende. Il y a de bien meilleurs gâteau au fromage blanc ailleurs que chez EXKI !

En résumé : 

Pour 3,55€, à l'EXKI 4 Septembre, Paris 2e
+ une part en self service qui permet de choisir la taille désirée
+ une préparation très fraiche
- Ce n'est pas du cheesecake !!
- le mariage garniture/pâte qui n'est pas très heureux

Note : 3,7/10

Navrée pour la qualité de la photo mais...
j'étais dans les bureaux et je tenais donc à être discrète :P

vendredi 30 janvier 2015

♥ Le Magicien d'Oz

Le Magicien d'Oz, Eric Shanower et Skottie Young, éditions Panini Comics


Voici le tout premier comics sur lequel j'ai eu la chance de pouvoir me pencher. Et c'est de nouveau un sacré coup de coeur...

Je n'ai jamais lu le livre bien que comme beaucoup je pense, je connaisse l'histoire grâce aux nombreuses adaptations dont elle a fait l'objet. Du coup j'étais vraiment très intriguée de voir ce que ça pouvait donner sous forme de comics ! Alors que justement, je ne m'y connais vraiment pas dans ce type d'ouvrage.

J'ai immédiatement été happée par le graphisme, piquant, pétillant, et original ! Les personnages sont tous très recherchés dans leurs style au design bien marqué par leurs personnalités respectives. La petite Dorothée est tout simplement adorable, et ses compagnons de route le sont tout autant, chacun dans le style.
Une mention très spéciale au chien Toto qui vit ses petites péripéties au gré des pages sans qu'on ne l'oublie jamais, bien qu'il n'ai aucun rôle vraiment défini dans l'histoire (à part mordre tout ce qui l'incommode :D ).

J'ai aussi été marquée par l'idée de mise en page du dessinateur. En plus d'un découpage particulièrement efficace (les ellipses temporelles sont super bien menées, et croyez moi il n'y a pas plus difficile à faire dans une BD...), il a eu l'idée étonnante de salir ses planches à des moments bien précis de l'histoire, pour mettre en exergue une situation, ou un personnage. ALERTE SPOILER : Je pense naturellement aux passages angoissants comme la rencontre avec la Vilaine Sorcière de l'Ouest, tâchés de petites éclaboussures d'encre noire, mais aussi à la présentation de la Reine des Mulots qui l'est tout autant, pour marquer sa nature champêtre, par opposition -un peu plus loin dans l'histoire- au monde hyper propret du village de porcelaine.

Du point de vue de la construction, l'histoire se lit comme un roman découpé en chapitre ; chaque chapitre étant marqué à sa façon par une ellipse systématique et poétique : Dorothée qui doit se reposer et dormir.  J'ai trouvé ça très agréable, puisque cela permet justement de marquer de petites pauses si besoin, pour les lecteurs lents dans mon genre qui n'ont pas forcément envie de faire son affaire à une BD en une seule journée :D

Scénaristiquement parlant, c’est un véritable coup de coeur encore une fois. Les dialogues sont très frais, réalistes à souhait, chaque façon de parler collant à chacune des personnalités présentes dans l'ouvrage. Dorothée a des réactions de petite fille curieuse, très gentille et polie, mais qui n'hésite pas à s'énerver quand elle sent une injustice... comme une petite fille le ferait (ALERTE SPOILER : "Vous êtes méchante !" en réponse à la Vilaine Sorcière de l'Ouest, uniquement au moment où elle lui vole un soulier après l'avoir réduite en esclavage pendant plusieurs jours...).
L'humour est bien présent aussi, sans lourdeur, de petites pointes dans les dialogues ou les actions des uns et des autres régulièrement. De petites touches super agréables qui font pouffer de rire et sourire de façon attendrie !

Mais s'il s'agit d'un conte pour enfant, il est ici travaillé pour plaire aux adultes de façon très intelligente.
J'ai remarqué que lorsqu'un auteur tente une transposition d'histoire "pour enfant" en récit "pour adulte", il a souvent tendance à virer dans le trash, ou à la rendre glauque.
Or ce n'est pas parce qu'on grandit qu'on n'a pas envie de rêver et de lire des contes de fée...
Ici, les auteurs ont su à mes yeux relever ce défis avec brio, gardant l'esprit très "contine" du Magicien d'Oz, tout en y ajoutant ce qu'il faut pour qu'un adulte ne se sente pas exclu. Les personnages sont touchants, drôles, adorables, les messages sont plein de bons sentiments et optimistes à souhait, mais on a aussi droit à des passages nettement plus sombres, flippants, voire même cruels.

A noter que dans l'édition dont je parle, le livre se termine par un mini artbook de différentes propositions de couvertures, recherches des personnages principaux, et croquis. Ce qui est un plus qui m'a évidemment d'autant plus séduite :)
Seul petit bémol (totalement subjectif pour le coup) : j'ai trouvé la mise en couleur très belle et originale elle aussi, mais elle manque parfois de lisibilité, notamment dans les passages de nuit ou en contre jour. Du coup je serais très curieuse de pouvoir lire une version en noir et blanc ! 

Quoi qu'il en soit, j'ai refermé le livre en souriant, la tête pleine de petits mondes merveilleux où j'aurai bien aimé accompagner Dorothée moi aussi...


lundi 26 janvier 2015

♥ The Budapest Gypsy Symphony Orchestra

Plus il y a d'instruments, et plus j'aime.
C'est en partant de ce constat que j'ai décidé de me prendre une place à l'Auditorium Maurice Ravel pour ce concert, ne sachant pas du tout ce que ça serait mais m'étant fiée aux "100 violons".

Je m'y connais vraiment très peu en musique classique, et je n'en écoute que très rarement. Par contre j'aime beaucoup assister aux concerts, je trouve que là, la musique prend une toute autre dimension, surtout dans une salle aussi belle que l'Auditorium de Lyon.
Observer les musiciens vivre la musique, c'est absolument... magique.

Et pour ce concert en particulier, je n'ai pas été déçue !! Forcément, quand 100 violons, contrebasses, clarinettes, et autres cymbalums se mettent tout à coup à jouer Guillaume Tell en ouverture, ça fout une sacrée claque et on se met à glousser de façon nerveuse sans pouvoir s'en empêcher...
Mais quand en plus le public est tellement transporté qu'il se met à applaudir en rythme, alors là !! Là on sent qu'on va avoir droit à quelque chose d'épique et de mémorable !!

Et ce fut le cas !! En fait, j'ai eu l'émotion de revivre le concert du Nouvel An 2014 en quelque sorte, qui avait été si chaleureux, festif et participatif.
Ici encore, les morceaux choisis étaient vivants, puissants, les violonistes solistes se levaient souvent pour aller jouer avec leurs musiciens, avec le public, entre eux. Les autres musiciens souriaient, riaient, hélaient la foule parfois.
Il était même très difficile de ne pas se lever pour danser, notamment durant les morceaux traditionnels qu'ils nous ont joué avec un brio incroyable (non mais "Hava Nagila" quoi !!!! ).

Evidemment nous avons eu droit à des morceaux plus émouvant aussi, plus tristes, plus intenses dans cette gamme d'émotion. Je suis moins fane de ce genre de morceaux, mais il faut avouer que là, ça m'a transporté malgré tout ! Surtout quand tout à coup, au milieu des Strauss, Offenbach et compagnie, ils ont tout à coup entamé le thème de La Liste de Shindler.
Sans vouloir me montrer vulgaire, je m'en serais fait pipi dessus XD
Sans parler de la résonance que ça peut avoir, joué par 100 tziganes...

On a aussi eu droit à un intermède humoristique hyper intelligent : le soliste incroyable Lajos Sárközi Jr qui se met tout à coup à terminer un morceau dans les ultra aiguës, tout bas, comme si c'était un oiseau qui pépiait. Il joue un moment en souriant, s'amusant tranquillement dans son coin, et petit à petit, tous les solistes le rejoignent au milieu de la scène, les un après les autres, pour "bavarder" de la même façon avec leur violons ! On aurai vraiment dit une discussion, des rires, des moqueries... jusqu'à ce que tout à coup un contrebassiste fasse un bruit de vache avec son instrument. C'était inattendu et drôle, vivant et étonnant ! Les violonistes ont éclatés de rire et tous les musiciens ont suivit, avec le public.

Bref, un très grand moment !! J'en ai encore des frissons... Je ne saurais que vous conseiller d'y aller si le groupe passe par chez vous !! Pour ma part, je n'ai pas pu résister et j'ai pris leur album pour garder un souvenir et pouvoir revivre le concert quand j'en ai envie.
Et donc je peux vous donner la liste des morceaux, si vous avez envie de vous y plonger aussi...

Partie I 
Giochino Rossini - Willem Tell Overture
Johannes Brahms - Hungarian Dance n°5
Johannes Brahms - Hungarian Dance n°1
Ferenc Erkel - Palotás
Vittorio Monti - Csárdás
Johann Strauss II - Die Fledermaus Overture
Johann Strauss II - Tritsch-Tratsch-Polka
Traditional - Cimbalom's themes ( de l'improvisation, hyper impressionnant !!!!!)
Pablo De Sarasate - Zigeunerweisen
Traditional - Russian Melodies

Partie II
Jacques Offenbach - Orpheus In The Underworld
Pyotr Ilyich Tchaikovsky - Waltz of the Flowers
Ferraris - Two guitars
Johann Strauss - On the Beautiful Blue Danube
Grigoras Ionica Dinicu - Pacsirta
John Williams - Schindler's List
Traditional - Yiddishe Mamma
Traditional - Hevenu Shalom
Traditional - Hava Nagila
Traditional - Hungarian Csárdás

© Budapest Gypsy Symphony Orchestra / 100 Gypsy Violins

samedi 24 janvier 2015

Cheesecake caramel-spéculos, Starbucks

Mon tout premier cheesecake, je l'ai goûté dans un Starbucks, à mes 30 ans, et à mon arrivée à Lyon de surcroit, il y a maintenant un peu plus de trois ans.
Autant dire que c'était tout un symbole... Alors j'ai trouvé ça amusant de faire mon premier article sur les cheesecakes de ladite enseigne justement :D

A la base je n'avais pas franchement été convaincue. J'avais trouvé ça hyper lourd et sucré, et je n'avais pas réussit à finir la part monstrueuse qu'on m'avait servit. Il était à la framboise si mes souvenirs sont bons...

Dès lors, je n'ai plus tellement eu envie de réitérer l'expérience dans cette chaîne de restauration, forcément. Mais le hasard a fait qu'il y a peu, j'ai eu l'occasion d'en goûter à nouveau et qu'ils ont visiblement changé leur recette. Ou alors c'était le cheesecake lui même que je n'aimais pas trop à l'époque, et je me suis habituée à force d'en manger XD

Bref ! Aujourd'hui j'ai donc eu envie d'y retourner, pour joindre l'utile à l'agréable et préparer cet article.

J'ai fait le choix d'une version caramel-spéculos, et je dois dire qu'il était vraiment délicieux !
Il n'était pas trop sucré, et la part -bien qu'elle paraissait un peu riquiquitte sur le coup- était idéale pour ne pas être dégouté avant la dernière bouchée.
L'appareil (c'est comme ça qu'on dit pour le fromage ??? XD) était ferme sans être étouffant, et était justement dosé entre le caramel très léger et l'acidité du fromage qui était quasi-inexistante.

Autre point fort de taille : dans les cafés et autres salons où le cheesecake est préparé sans doute un bon moment à l'avance, il est très difficile de trouver une base de pâte qui ne soit pas molle, voire -pire- imbibée. Mais là, ô miracle ! Le spéculos était bien compact, et merveille parmi les merveilles, il croustillait encore.
Alors forcément, la part était parfaite, avec tout ce qu'il est primordial d'avoir à mes yeux pour qu'un cheesecake soit recommandable.

Deux petits bémols cependant :
  • Déjà, j'ai trouvé le prix assez excessif quand on voit la taille de la part. Mais bon, ça ne m'étonne pas venant de cette chaîne. 
  • D'autre part, justement, compte tenu du prix, on s'attend à un cheesecake de luxe ! Et pour le coup, l'assiette est vide, pas une crotte de chantilly n'est servie avec, et en prime, il est bon mais... voilà quoi. Il n'a rien d'exceptionnel. 

En résumé : 

Pour 4,45€, au Starbucks de Lyon Part Dieu
+ une part qui sait rester légère et pas trop sucrée
+ une pâte encore ferme et croustillante
- le prix
- l'originalité

Note : 7/10